Big Data


Nous assistons à l’explosion de nouvelles sources de données diverses à granularité fine et à haute fréquence, dites Big Data, capables de révolutionner le mode de fonctionnement des entreprises et des industries. Ces nouvelles sources de données proviennent d’un ensemble de périphériques, d’interactions clients et d’activités métiers qui mettent en lumière de nouvelles analyses des chaînes de valeur organisationnelles et sectorielles.

L’émergence de ces nouvelles sources de données, plus détaillées, permet aux entreprises de saisir des opportunités commerciales qui leur échappaient jusque-là et de créer de nouvelles gammes d’applications métiers. Cependant, pour que cela devienne réalité, il faut de nouvelles plates-formes (une infrastructure) et de nouveaux outils (l’analyse prédictive).

La donnée est le nouveau pétrole


La quantité de données mondiale en 2013 a été estimée à 4.4 zettabits (4.4 milliards de disque dur de 1To). Bien que cette grandeur illustre bien la diversité et la multitude de données disponibles, le point important est que 90% de ces données ont été générées dans les deux dernières années, avec une tendance à l’accélération. Autrement dit, cet afflux de données est une réalité dont on ne mesure pas encore pleinement le potentiel mais qui émane de divers horizons.

Ces données sont de plus en plus nombreuses à l’exemple des textes bureautiques qui forment des fichiers, des messages, mails, SMS, tweets etc., des fichiers multimédias, images, son et vidéo, ou encore des contenus web, réseaux sociaux, …

Aujourd’hui, ces données circulent partout : sur les disques durs de l’entreprise ou des supports mobiles, mais pas dans des bases de données structurées. Ainsi, nous sommes passés d’un schéma dans lequel la valeur de la donnée était dans le progiciel de gestion, à un modèle où la valeur est dans l’information et dans la capacité à l’exploiter. L’entreprise, comme toutes les organisations, dispose d’un patrimoine informationnel qui fait désormais sa richesse. Une information stratégique et monnayable peut être contenue dans un document bureautique, dans un message, dans une image, dans une vidéo, dans une page internet ou dans un réseau social d’entreprise…

Il y a quelques années, la problématique de la donnée était relativement simple. Elle était majoritairement issue de bases de données construites, c’est-à-dire qu’un enregistrement est un enchaînement d’informations placées dans des champs prédéterminés, toujours les mêmes. Exemple : nom, prénom, numéro de téléphone, numéro de client… Ce mode de stockage en colonne est toujours le principal objet des moteurs de bases de données (Oracle, Microsoft SQServer, IBM DB2, etc.). Cependant, les formats de cette masse d’information ne se prêtent pas à leur exploitation selon la méthode logique basée sur la logique SQL. Le mode NoSQL est donc de mise !

Cette information doit également pouvoir être partagée pour prolonger la valeur de l’entreprise et de ses hommes. Toute la difficulté est là : trouver l’information pour l’exploiter. En résumé, le Big Data se définit comme la capacité de déployer dans le système d’information des technologies de dernière génération permettant d’indexer les informations où qu’elles résident (pourvu que leur accès soit autorisé), quel que soit leur format, et quel qu’en soit le volume. Cela revient à donner une vue unique à l’ensemble des données dont l’entreprise dispose.

Ainsi la donnée devient accessible et peut donc faire l’objet de traitements, de recherches et d’analyses. Qu’elles proviennent de l’entreprise, d’internet, des organismes publics (Open Data) ou des objets connectés, les données affluent et apportent une réelle plus-value dans tous les métiers et à tous les niveaux.

Internet Des Objets : connecter, transformer, réinventer


Au cœur de la rencontre du numérique et de l’industrie, l’internet des objets offre de nouveaux marchés, un large potentiel et des enjeux complexes. A l’horizon 2020, les perspectives du marché de l’Internet des Objets (IdO) sont considérables ! Selon les sources retenues, le marché des objets connectés et intelligents devrait représenter entre 30 et 212 milliard d’objets connectés à travers le monde et 9 milliards d’utilisateurs de mobiles…

D’un point de vue Business, ce nombre d’utilisateurs sont autant de canaux de diffusion et de retour d’expérience. D’un point de vue process, le nombre d’objets connectés permet un affinage des connaissances et un contrôle plus précis et localisé.

C’est un fait, la numérisation du monde physique est en cours… l’entreprise se transforme, de nouveaux marchés émergent et chacun apporte son foisonnement de services : maintenance prédictive, affinage de segmentation, efficience des opérations financières, lutte contre la fraude, … les applications sont nombreuses et en constante augmentation. Pour pérenniser ces nouveaux business models il faut penser la valeur d’usage en partant des besoins. Cette envolée du marché de l’IdO dans un éco-système dynamique doit à terme permettre un meilleur contrôle et une efficience accrue à tous les niveaux d’une entreprise. L’idée fondamentale est de valoriser les données issues de l’Internet des Objets, qu’il s’agisse d’objets connectés, de personnes ou de terminaux. Connectez votre entreprise grâce à une nouvelle génération de terminaux Internet dans le cloud, transformez et réinventez vos processus métier existants et l’expérience que vous offrez à vos clients.

La réponse SAP aux challenges du Big Data


Business Objects Predictive Analytics est proposé en version autonome, mais SAP la couple avec sa base de données in-memory HANA, qui dispose d’une bibliothèque de fonctions statistiques de base et extensible avec les possibilités du logiciel R.

HANA, acronyme pour High-performance Analytic Appliance est la base de données en mémoire (ou In-Memory) développée par SAP pour accélérer considérablement la gestion des données et des applications. Elle permet de passer l’ensemble de vos processus métiers au temps-réel, comme la planification, l’exécution et le reporting avec son système d’une seule base de données pour le transactionnel et le décisionnel.

Dans ce contexte, le recours au Big Data est désormais accessible et exploitable de part cette nouvelle plate-forme, HANA, et ce nouvel outil, Predictive Analytics. En effet, l’apparition de ce cadre de travail idoine offre une démocratisation du Big Data, jusqu’ici réservé aux grosses entreprises, de pair avec l’explosion des données et de l’internet des choses. Le BigData est donc à la portée de tous pour développer les sources d’informations et les analyses, permettant notamment d’avoir un avantage concurrentiel stratégique avec une adaptation plus rapide, pertinente et sûre.